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 Pleurobrachia pileus

     


 Contact 

Michaël MANUEL, UMR 7138 CNRS UPMC MNHN IRD, Université Paris VI, Paris, Michael.Manuel(at)snv.jussieu.fr

 Mode de reproduction 

Comme presque tous les cténophores, Pleurobrachia pileus est hermaphrodite, possédant à la fois les organes reproducteurs mâle et femelle. A maturité, les produits sexuels sont émis dans la mer par de petites ouvertures dans l'ectoderme nommées « gonopores ». La fécondation est externe et l'auto-fécondation est supposée rare. Après fécondation, la cellule-œuf commence à se diviser. La segmentation de la cellule-œuf est totale, inégale et à détermination précoce. Dès la deuxième division de la cellule-œuf (stade 4 cellules), on voit apparaître la symétrie radiaire. Une lignée de micromères de type mésodermique, précurseurs des cellules musculaires, se met en place au cours de la gastrulation. L'embryon se développe en une larve nageuse, appelée cydippide. La larve subit ensuite une métamorphose pour passer à l'état adulte. Les cténophores planctoniques sont monomorphes : ils ne présentent jamais de stade fixé.


 Disciplines principales 

Biologie cellulaire
Biologie évolutive
Biologie du développement
Phylogénie
Ecologie marine


 Outils disponibles 

Banque d'environ 40 000 ESTs (séquences disponibles sur GenBank), représentant environ 7000 unigenes.


 Principale database 

DiploBase, dont l'accès public est prévu à court terme.




 Introduction 

Les cténophores ou cténaires sont des organismes marins représentés par près de 150 espèces, répandus dans tous les océans du monde. Certaines de leurs particularités physiologiques ainsi que la position phylogénétique de ce phylum (en dehors du clade des Bilateria) en font un groupe clé pour comprendre l’évolution de certains attributs des plans d’organisation animaux comme la symétrie du corps, le système neuro-sensoriel ou encore celle le mésoderme. L’existence d'espèces invasives au sein de ce groupe a conduit à une augmentation du nombre d'études d'écologie marine qui leur sont consacrées. Enfin, de par leurs extraordinaires capacités de régénération, ils représentent aussi d'excellents modèles pour l'étude des propriétés des cellules souches et de la détermination de lignages cellulaires. Un des cténaires les plus répandus est Pleurobrachia pileus, appelé aussi groseille de mer (sea gooseberry). Pleurobrachia pileus est une espèce planctonique qui se déplace grâce aux battements de ses palettes ciliées. Certains aspects de son développement en font un modèle attractif pour les embryologistes. Aujourd'hui, les recherches sur Pleurobrachia pileus s’orientent vers des études de profils d'expression de gènes et de génétique fonctionnelle. La position phylogénétique des cténaires est controversée, mais une étude récente de phylogénomique les positionne en groupe-frère des cnidaires, remettant au goût du jour l’ancien groupe des « coelentérés » (cnidaires + cténaires).


 Données générales 

Pleurobrachia pileus
Classification phylogénétique : cténaire de la famille des Pleurobrachiidae
Environ 160 millions de paires de bases pour le génome haploïde
Nombre de gènes putatifs inconnu


 Infrastructures 

Laboratoire UMR 7138 « Systématique, Adaptation, Evolution », Université Pierre et Marie Curie :
http://www.upmc.fr/fr/recherche/pole_3/..
Laboratoire de Biologie du Développement - BioDev UMR7009 CNRS, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI, Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer :
Equipe Déterminants Maternels, groupe d'Evelyn Houliston
Equipe BioMarCell : Fécondation et polarisation des embryons d'invertébrés marins, groupe de Christian Sardet

Les ESTs ont été séquencés dans le cadre d’un projet Genoscope et le génome en cours de séquençage dans cet institut.
http://www.cns.fr/spip/


 Bibliographie 

Sites web :
http://staff.umh.ac.be/Sheridan.Richard/inventaire/cte/htm/pleurobrachia.htm
http://wapedia.mobi/fr/Ct%C3%A9nophore
Livres :
Hernandez-Nicaise ML. 1991. Ctenophora. In: Harrison W, editor. Microscopic Anatomy of the Invertebrates. Volume II: Placozoa, Porifera, Cnidaria, and Ctenophora. New York: Wiley-Liss Inc. p 359-418.
Hernandez-Nicaise ML, Franc JM. 1993. Embranchement des Cténaires. Morphologie, biologie, écologie. In Grassé PP, editor. Traité de Zoologie. Anatomie, Systématique, Biologie. Tome III, fascicule 2 (Cnidaires, Cténaires). Paris : Masson. p 943-1055.
Tamm SL. 1982. Ctenophora. In: Shelton GAB, editor. Electrical Conduction and Behaviour in "Simple" Invertebrates. Oxford: Clarendon Press. p 266-358.
Articles :
" Insights into the early evolution of SOX genes from expression analyses in a ctenophore." Jager, M., Quéinnec, E., Chiori, R., Le Guyader, H. & Manuel, M. 2008. Journal of Experimental Zoology part B Molecular and Developmental Evolution. 310(8):650-667. (disponible ici)
" Phylogenomics revives traditional views on deep animal relationships.", Philippe, H., Derelle, R., Lopez, P., Pick, K., Borchiellini, C., Boury-Esnault, N., Vacelet, J., Deniel, E., Houliston, E., Quéinnec, E., Da Silva, C., Wincker, P., Le Guyader, H., Leys, S., Jackson, D.J., Schreiber, F., Erpenbeck, D., Morgenstern, B., Wörheide, G. & Manuel, M. 2009., Current Biology 19 : 706-712. (disponible ici).