
Sylvie MAZAN, UMR 7150, Station Biologique de Roscoff, 
Laurent LEVEQUE, Station Biologique de Roscoff, Service Mer et Observation, 
La fécondation est externe. Les pontes sont saisonnières et très abondantes puisqu'une femelle peut produire jusqu'à 10 000 œufs par ponte. Le temps de génération est assez long puisqu'il est de 6 à 7 ans. Les pontes ont lieu au printemps en milieu fluvial, à l'issue d'une migration des reproducteurs depuis les estuaires. Le développement inclut une phase embryonnaire (6 semaines) et une phase larvaire (5 ans), à l'issue de laquelle a lieu une métamorphose suivie d'un retour à la mer pour les animaux post-métamorphiques.
Ecotoxicologie
Biologie évolutive (Evolution-développement, Evolution-physiologie)
Génomique comparative
Production d'embryons en France : pontes effectuées régulièrement par l'équipe Développement et évolution des vertébrés. Depuis 2009, cette activité est reprise par le Service Mer et Observation de la Station Biologique de Roscoff dans le cadre d'un programme visant notamment à prolonger la période de ponte - Contacts : Laurent Lévèque et Sylvie Mazan.
Approches moléculaires et expérimentales, laboratoire pilote : Equipe Développement et évolution des vertébrés, UMR 7150 Station Biologique de Roscoff- Contact : Sylvie Mazan.
UMR 5242, Institut de génomique fonctionnelle de Lyon, équipe zoologie moléculaire :
http://igfl.ens-lyon.fr/les-equipes/equipe-6
UPR 3294 NED Neurobiologie Et Développement, équipe Développement et évolution du cerveau antérieur :
http://www.inaf.cnrs-gif.fr/depsn/1/index.html
UMR 7221, CNRS-MNHN, équipe Développement et évolution des systèmes neurosécréteurs :
http://www.mnhn.fr/rddm/usm501/index.php...
La lamproie marine, ou Petromyzon marinus (P. marinus), est un vertébré agnathe (dépourvu de mâchoires), appartenant au groupe des pétromyzontidés, qui regroupe moins de quarante espèces. Elle présente une corde, une bouche arrondie garnie de pointes, un squelette cartilagineux et des vertèbres rudimentaires. Sa morphologie générale rappelle celle de l'anguille (corps allongé dépourvu d’écailles), mais avec une taille nettement supérieure (70 cm-1 m). Cette espèce présente une distribution géographique large en Europe et en Amérique du Nord et son maintien en laboratoire pendant les périodes de ponte est aisé. Les pontes sont très abondantes mais saisonnières et les embryons peuvent être maintenus en laboratoire jusqu’au stade prolarve. Compte tenu de la complexité du cycle de vie (espèce migratrice) et de la durée des stades larvaires (plusieurs années), cette espèce ne fait actuellement l’objet d’aucun élevage. Elle est actuellement le modèle de référence chez les cyclostomes (myxines et lamproies), groupe frère des vertébrés à mâchoires. Cette position phylogénétique, en fait une espèce d’un intérêt majeur pour comprendre l'origine des vertébrés, et de façon plus générale, dans toute approche comparative systématique à l'échelle des vertébrés. Les approches fonctionnelles possibles chez cette espèce comprennent la perte de fonction de gènes via injection d’oligonucléotides antisens de type morpholinos et l’expression transitoire de gènes rapporteurs ou de vecteurs de surexpression.
Petromyzon marinus
Classification phylogénétique : Chordé, Vertébré, Cyclostomes, Pétromyzontidés
Génome en cours de séquençage : couverture 5.9x-9.3x selon l’estimation de la taille du génome, assemblage préliminaire disponible sur le site Pre-Ensembl http://pre.ensembl.org/Petromyzon_marinus
Taille du génome non déterminé en l’absence d’un assemblage fiable, estimations allant de 1.3 à 2 milliards de paires de bases
Nombre de gènes putatifs non déterminé, génome en cours d’annotation
Banques de BACs et d'ESTs
Approches moléculaires et fonctionnelles possibles : Hybridation in situ, immunohistochimie
Traitements pharmacologiques
Approches fonctionnelles de type perte de fonction (injection de morpholinos au stade 1 cellule)
Expression transitoire de gènes rapporteurs
Bases de données génomiques :
http://pre.ensembl.org/Petromyzon_marinus
Banque d'ESTs :
Base de données de 150 000 ESTs embryonnaires, collection de clones correspondants, consultable sur requête auprès de S. Mazan
Banque de BACs commercialisée par le CHORI :
http://bacpac.chori.org
Table de développement :
La plus couramment utilisée est celle de Tahara Y. 1988. Zoological Science 5 :109-118 (table établie pour Lampetra reissneri mais également valable pour P. marinus)