
Pierre GOLSTEIN, Centre d'Immunologie INSERM/CNRS/Univ.Medit., Marseille, golstein(at)ciml.univ-mrs.fr
Laurence AUBRY, UMR5092 CEA-Grenoble, Grenoble 
Dictyostelium se multiplie à l'état unicellulaire dans des conditions nutritionnelles favorables. Dans des conditions de carence alimentaire, les cellules cessent de se multiplier et s'engagent dans un cycle de différenciation et de morphogenèse. Celui-ci comporte d'abord une phase d'agrégation au cours de laquelle Dictyostelium passe de l'état unicellulaire à l'état pluricellulaire. Ainsi, les cellules initialement isolées migrent de façon coordonnée pour former des agrégats multicellulaires de 105 cellules environ. L'agrégat est ensuite le siège d’une différenciation des cellules et d'une morphogénèse aboutissant en 24 heures à une structure ressemblant à un champignon, de 2-3 mm de haut, constituée d'une tige supportant une masse de spores. L'ensemble de ces phases de développement, depuis les individus unicellulaires jusqu'au pseudo champignon, prend de l'ordre de 24 heures.
Obtention et isolement relativement aisé de mutants, en particulier de développement se comportant comme des mutants conditionnels.
Surexpression (éventuellement inductible), recombinaison homologue et mutagenèse insertionnelle au hasard possibles.
Biologie cellulaire
Biologie du développement
Biologie moléculaire
Biologie évolutive
Cancérologie
Dictyostelium discoideum (D. discoideum) constitue un modèle fantastique pour de nombreuses fonctions cellulaires et pour le développement, y compris dans une optique de recherche biomédicale. L'étude chez D. discoideum de grands sujets actuels de biologie comme la transduction du signal, la phagocytose et la mort cellulaire devrait fortement contribuer à la connaissance de ces fonctions chez les eucaryotes supérieurs, où, par exemple, phagocytose et mort cellulaire jouent un rôle majeur en pathologie. Le protiste D. discoideum, microorganisme eucaryote, occupe une place tout à fait particulière dans l'évolution : il a émergé il y a environ un milliard d'années, au moment de la divergence animaux / champignons ; et il constitue une des tentatives de l'évolution vers la multicellularité. La solution trouvée dans ce cas est unique : chez D. discoideum, la multicellularité résulte de l'association de cellules initialement isolées et non pas de la division d'un zygote.
D. discoideum est aussi un système de choix pour tout ce qui touche à la motilité et notamment aux moteurs cellulaires. Mais bien d'autres domaines de la biologie sont explorables à partir de D. discoideum. Suivant les fonctions étudiées, cet organisme pourra se comporter, soit comme un modèle simple, soit comme un contrepoint phylogénétique des fonctions complexes existant chez les cellules d'organismes supérieurs.
Dictyostelium discoideum :
Classification phylogénétique : règne des amibes, phylum des mycetozoa, famille des dictyosteliidae
Genome séquencé et publié en 2005 (disponible ici)
34 millions de paires de bases
Nombre de gènes : environ 12500
Point important, ce génome est haploïde, ce qui facilite mutagénèse et sélection.
Principale database :
http://dictybase.org/ (article référent disponible ici)
Bases de données générales :
http://www-biology.ucsd.edu/others/dsmith/dictydb.html
http://portal.acm.org/citation.cfm?id=1093884 (article référent disponible ici)
ESTs disponibles :
http://genomics.nimr.mrc.ac.uk/online/dicty-fl-db.html
Bases de données d’expression génique :
http://www.ailab.si/dictyexpress/ (article référent disponible ici)
Bases de données de génomique fonctionnelle :
http://dictygenome.bcm.tmc.edu/
Centre d'Immunologie INSERM-CNRS de Marseille-Luminy :
http://www.ciml.univ-mrs.fr/science/lab-pierre-golstein
Laboratoire de Biochimie et Biophysique des Systèmes Intégrés (CEA-iRTSV-LBBSI), CEA-Grenoble, Equipe Signalisation intracellulaire et endocytose :
http://www-dsv.cea.fr/bbsi/dicty