
Hector ESCRIVA, Groupe Evolution et Développement des Chordes, Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer, hector.escriva(at)obs-banyuls.fr
L’amphioxus a deux sexes séparés et un mode de fécondation externe. Le période de ponte naturelle en Méditerranée s’étend entre mi-mai et début juillet. En captivité, les amphioxus collectés pendant la période de ponte naturelle peuvent pondre de manière aléatoire. Une méthode d’induction de ponte contrôlée, permettant l’obtention d’œufs et de sperme séparément tous les jours entre les mois de mars et septembre a été développée. Cette méthode consiste en un changement de température (de 18°C à 23°C) pendant 36h. Après 36h la ponte se produit naturellement dans des gobelets avec les mâles et femelles séparés, ce qui permet de réaliser des fécondations manuellement et d’une manière synchronique. Il est ensuite possible de cultiver les embryons et d’étudier les premiers stades de développement de l’amphioxus. Le cycle de vie complet en captivité a aussi été développé pour B. lanceolatum de la Méditerranée. Ainsi un embryon a besoin d’un an (environ 12-13 mois) pour se développer jusqu’au stade adulte. Cependant, le développement complet de gonades des adultes en captivité n’a pas encore été possible.
Groupe Evolution et Développement des Chordés, FRE3355 UPMC-CNRS, Observatoire Océanologique de Banyuls-surMer :
http://www.obs-banyuls.fr/UMR7628/
Equipe zoologie moléculaire, Institut de génomique fonctionnelle de Lyon :
http://igfl.ens-lyon.fr/les-equipes/equipe-6
Equipe Biologie moléculaire du développement, Institut Pasteur Paris :
http://www.pasteur.fr/ip/easysite/go/03b-00000m-0j5/research/...
Une des questions majeures de la discipline « évo-dévo » est l’origine des vertébrés. Il semble désormais admis que les vertébrés sont issus d’un ancêtre chordé invertébré, et plusieurs modèles au sein des représentants vivants des chordés sont utilisés actuellement pour répondre à cette question. De par sa position phylogénétique, située à la base du groupe des chordés, l'amphioxus (lancelet en anglais) de Méditerranée Branchiostoma lanceolatum (B. lanceolatum), est un des modèles utilisés aujourd'hui pour répondre à la question de l’émergence des vertébrés. Hormis sa position phylogénétique, il est désormais possible d'obtenir des fécondations en laboratoire tous les jours du mois d'avril au mois de juillet, ce qui permet, entre autres, la modification de l'expression de gènes par injection de morpholinos et/ou d’ARNm dans l’œuf. De plus, la séquence complète du génome de l’espèce américaine Branchiostoma floridae est connue et publiée.
Branchiostoma lanceolatum
Classification phylogénétique : chordé, de la classe des céphalochordés, et de la famille des branchiostomidae
Projet de séquençage du génome déposé au Genoscope
Taille du génome : 520 millions de paires de bases
Nombre de chromosomes : 2n=38
Nombre de gènes putatifs : nombre haploïde estimé à 21900 loci codant des protéines
Biologie évolutive (« évo-dévo », en particulier la transition entre les chordes invertébrés et les vertébrés)
Biologie du développement
Génomique comparative
Biochimie
Possibilité d’induire des fécondations in vitro tous les jours pendant 4-5 mois par an
Modifications de l'expression de gènes par injection de morpholinos et/ou d’ARNm dans l’œuf non fécondé
Banque de 160000 ESTs
Profils d’expression de gènes par immunofluorescence ou HIS
Modification fonctionnelle de différentes voies de signalisation par traitements pharmacologiques
Page génome complet de B. floridae :
http://genome.jgi-psf.org/Brafl1/Brafl1.home.html
Ressource des clones cDNA pour B. floridae :
http://amphioxus.icob.sinica.edu.tw/